Marcel leboeuf

 

Qui Suis-je

Avant tout, je suis un gars «ben» ordinaire, qui a la chance de faire un métier que j’adore, qui m’amène face au public, que ce soit, à la télévision, en conférence, sur les planches ou au cinéma.

Quand j’y repense, je me rends compte que j’ai toujours été attiré par les performances devant public. Il a pourtant fallu que, pendant mes études, le «hasard» (mais existe-t-il vraiment?) me fasse rencontrer certaines personnes significatives pour qu’enfin je comprenne vraiment ce que cet intérêt signifiait.

Ce «hasard» me conduisit donc à l’École Nationale de Théâtre en 1974, où j’ai eu la chance de me faire enseigner, pendant trois ans, par des professeurs au passé prestigieux et où j’ai fait la connaissance de comédiens très talentueux. Depuis lors, j’ai vécu une multitude d’expériences rattachées au monde des communications.

À la télé, par exemple, vous avez pu me voir dans Les Moineaux et les Pinsons, Chop-Suey, L’agent fait le bonheur, 10-07, Bombardier, Au nom du père et du fils, Gypsies, Un peu, beaucoup, à la folie (série de Jeannette Bertrand), Le retour, Watatatow et Virginie. Au cinéma, j’ai joué dans Rafales, Coup de chance et Drôle de guerre entre autres.

J’ai également joué dans au-delà de quarante pièces de théâtre et fait une vingtaine de tournées au Québec, dont les récents succès Le Dîner de cons,  Les fourberies de Scapin, Ladies Night et le Dîner de cons. Le théâtre est ma plus grande passion. Au point où, en 1988, je décide de créer mon propre théâtre d’été. La mobilisation, la motivation, le travail d’équipe, le service à la clientèle, le bien-être de tout un chacun, voilà ce à quoi j’ai dû faire face quotidiennement en tant qu’homme d’affaires. Cette expérience a été extraordinaire et j’en ai retiré énormément sur le plan humain.

De plus, j’ai eu le plaisir d’écrire pendant plus de quatre ans dans La Tribune de Sherbrooke et depuis 2001, toujours en parallèle à mon métier d’acteur, je suis aussi conférencier.

Parallèlement à mon métier public et suite à une autre série de «hasards», j’ai commencé en 2006 à m’investir dans l’implantation d’un vignoble près de Mont St-Hilaire. Au début, mes connaissances dans ce domaine étaient bien sommaires, mais je poursuis mes apprentissages, guidé par une autre passion, celle du vigneron. Été 2015, voyage en France pour parfaire mes connaissances auprès de vignerons talentueux. Ce projet me stimule énormément et me donne une énergie hors du commun.

Et mon parcours continue…

Pèlerinage à COmpostelle

Une bonne marche, ça fait toujours du bien.

Mais quand on marche pendant plusieurs jours et même des semaines sur un chemin fréquenté par des millions de personnes depuis près de mille ans, c’est une expérience quasi mystique, un voyage au fond de soi.

C’est ce voyage que j’ai entrepris en 2001, lorsque j’ai amorcé mon pèlerinage vers Saint-Jacques-de-Compostelle. Sur ce chemin, on rencontre des pèlerins de toutes nationalités, de tous âges, de toutes croyances ou non-croyances religieuses. Et l’on fait aussi une rencontre inhabituelle : soi-même. À marcher pendant des semaines, on se retrouve inévitablement face à soi.

Bien sûr, on rencontre des gens, on parle avec d’autres pèlerins mais au bout du compte, on est quand même seul. En même temps, on se sent «accompagné» par ce que j’appelle «l’âme» du chemin. Et ce, peu importe vos croyances. Le sentiment que des centaines de milliers de pèlerins avant nous, depuis le Moyen-âge, y ont laissé quelque chose et qu’aujourd’hui encore, chaque nouveau pas modifie le chemin. Que chaque marcheur y laisse sa trace. C’est ce que j’appelle l’âme du chemin.

Il existe quatre chemins qui partent tous de France, mais qui se rejoignent pour n’en former qu’un seul conduisant à Compostelle en Espagne.

Le parcours total prend, selon le chemin emprunté, entre soixante et soixante-dix jours de marche. Pour cette raison, plusieurs font la marche en plusieurs étapes et c’est aussi ce que j’ai fait.

Le pèlerinage à Saint-Jacques-de-Compostelle est un accomplissement tant physique que spirituel dont la valeur n’est pas nécessairement rattachée aux croyances religieuses que l’on a, mais plutôt à «l’incursion intérieure» que l’on fait et qui a besoin d’aucune croyance ou religion pour se réaliser.

Depuis, je transporte toujours en moi les trésors révélés lors de ce périple.

Le Clos Ozias-Leduc - Domaine de Correlieu

Ce nom lui a été attribué puisque le terrain sur lequel il est situé a jadis appartenu au réputé peintre Ozias Leduc. Correlieu est le nom qu’il avait donné à son domaine et qui signifie Lieu de rencontre des amis ou Lieu du coeur. Un nom évocateur pour moi!

Après quelques années de préparation du terrain, la plantation débuta en 2009. Depuis ce temps, une belle équipe gravite autour de ce projet afin de vous offrir un produit de qualité et symbiose avec la nature. Cet été, je suis allé en France afin de rencontrer des viniculteurs de grands talents afin d’approfondir mes connaissances. J’en reviens encore plus passionné.

La construction du chai devrait se concrétiser bientôt afin d’amorcer la véritable production du Clos Ozias-Leduc.